Sur les nappes de la craie qui alimentent Amiens, Compiègne et Beauvais, l'eau sort du robinet à plus de 30 degrés français, un niveau qui entartre les installations bien plus vite que la moyenne nationale.
Le sous-sol crayeux du Bassin parisien donne à la Somme et à l'Oise une eau très minéralisée, souvent supérieure à 30 degrés français dans les captages proches d'Amiens et de Beauvais. Les résistances de chauffe-eau s'entartrent en quelques mois, les mitigeurs perdent du débit et les échangeurs de chaudière s'encroûtent plus rapidement que dans une région à eau douce.
Un adoucisseur réglé entre 12 et 15 degrés français en sortie protège durablement les appareils, à condition d'être dimensionné pour le foyer et contrôlé chaque année. Sur les canalisations en cuivre 12/14 posées avant les années deux mille, le tartre finit aussi par réduire la section utile, ce qui explique une partie des pertes de pression observées dans les logements anciens de Compiègne.
Le réseau de gaz naturel dessert largement Amiens, Compiègne, Beauvais et Creil, où la chaudière à condensation reste la solution la plus posée en remplacement d'une chaudière ancienne. Son rendement suppose une température de retour sous 55 degrés, ce qui demande des radiateurs bien dimensionnés plutôt qu'une simple substitution d'appareil.
Dans le Vimeu, le Santerre ou le Clermontois, hors des villes desservies, le fioul et le propane en citerne restent courants, aux côtés d'un parc de chaudières bois qui progresse dans les fermes rénovées. Certains quartiers d'après-guerre d'Amiens et de Creil sont chauffés par un réseau de chaleur collectif, ce qui déplace le rôle du plombier-chauffagiste vers la sous-station et les colonnes montantes de l'immeuble plutôt que vers une chaudière individuelle.
Les maisons de ville en brique d'Amiens, de Beauvais ou de Saint-Quentin datent souvent de la reconstruction du début du vingtième siècle, avec des colonnes en acier galvanisé ou en plomb qui n'ont jamais été reprises. Une rénovation complète remplace ces tronçons par du cuivre 16/18 ou par du PER 16x20 selon la configuration, en tenant compte de la dureté de l'eau locale.
Le désembouage du circuit de chauffage retire les boues de magnétite qui se sont accumulées avec les années dans ces réseaux, phénomène fréquent derrière des radiateurs qui restent froids malgré une chaudière en état de marche. Un filtre magnétique posé en sortie de chaudière limite ensuite le retour de ces dépôts pendant plusieurs années.
Avant d'ouvrir une dalle ou un mur porteur, la recherche de fuite par gaz traceur ou par caméra thermique localise précisément le défaut et évite des reprises de maçonnerie inutiles. Cette étape pèse peu dans le budget total au regard des travaux qu'elle permet d'éviter.
Les évacuations en diamètre 32 ou 40 des maisons picardes anciennes se bouchent plus vite qu'un réseau récent, faute d'une pente suffisante entre 1 et 3 centimètres par mètre. Un hydrocurage résout l'engorgement dans l'immédiat, mais seule une reprise du tracé règle le problème quand la pente d'origine est en cause.
Sur les communes situées en contrebas d'un château d'eau, la pression du réseau public dépasse parfois 5 bars, ce qui fatigue les flexibles et use prématurément les robinetteries. Un réducteur taré à 3 bars, associé à un groupe de sécurité et à un vase d'expansion sanitaire, protège l'installation dès l'arrivée d'eau.
Créer une douche ou déplacer un WC dans une maison de ville impose de composer avec des colonnes déjà en place, la chute d'un WC réclamant une pente régulière en diamètre 100 sur toute sa longueur. Ces contraintes de tracé expliquent pourquoi un projet de salle de bains se dessine toujours à partir du réseau existant.
L'entretien annuel d'une chaudière de 4 à 400 kilowatts reste obligatoire, qu'elle soit alimentée au gaz, au fioul ou au bois, et la visite donne lieu à une attestation réclamée par l'assureur après un sinistre. Sur une chaufferie collective d'immeuble, cette obligation s'accompagne d'un contrôle des ventilations haute et basse du local technique.
Toute intervention sur une installation gaz donne lieu à un certificat de conformité visé par un organisme agréé, condition nécessaire avant toute remise en service. Faire appel à une entreprise qualifiée RGE conditionne par ailleurs l'accès aux aides pour une chaudière à condensation ou pour un adoucisseur collectif.
Les tarifs se situent en dessous des niveaux franciliens, pour des interventions souvent identiques. Un dépannage se facture de 95 à 270 euros, un désembouage de réseau de 600 à 1 200 euros. Le remplacement d'une chaudière gaz par un modèle à condensation demande de 4 000 à 6 800 euros, et la reprise complète d'un réseau sanitaire dans une maison de ville en brique de 3 000 à 8 000 euros.
R.E.M Plomberie Chauffage : basée à Amiens, cette entreprise réalise des travaux d'installation d'eau et de gaz dans tous locaux, avec une activité qui associe la plomberie, le chauffage et le conditionnement d'air.
CK Plomberie : installée à Cires-lès-Mello, cette entreprise couvre l'installation d'eau et de gaz dans tous locaux, ainsi que la plomberie et les prestations de chauffage.
Plomberie de l'Oise : implantée à Saint-Maximin, cette entreprise réalise des travaux d'installation d'eau et de gaz en tous locaux, avec une orientation vers les réseaux liés à l'eau et au gaz.
Eurl Eric Watbled : située à Saint-Valery-sur-Somme, cette entreprise porte son activité principale sur l'installation d'eau et de gaz dans tous locaux, avec la plomberie, le chauffage central et la fumisterie.
En Picardie, les communes les plus citées sont Amiens, Beauvais, Compiègne, Creil, Albert, Senlis et Clermont.